« Les citations dans mon travail sont comme des voleurs de grands chemins qui surgissent en armes et dépouillent le promeneur de ses convictions » (Walter Benjamin)

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Misère du positivisme

Paul Soriano, vendredi 8 avril 2011

Un passionnant "billet invité" de Géry Coomans dans le blog de Paul Jorion. sur, ou plutôt contre, le positivisme de la science économique et plus généralement des prétendues sciences sociales (ou humaines).

Il est d’autant plus regrettable que ce papier salutaire s’achève de manière presque cocasse : d’abord un éloge de Morin, inlassable producteur de platitudes boursouflées.

Puis une profession de foi plus que surprenante dans le contexte : « vive le constructivisme : il n’y a pas d’essence, et que le monde soit ce que nous voulons en faire. » (on pourrait croire à une figure ironique, mais c’est douteux).

Et cela, alors même que l’auteur raille, cette fois très justement, ces étudiants (et ces professeurs !) qui mesurent, mesurent, « sans plus s’occuper de réfléchir à ce qu’EST la chose qu’ils mesurent. » (souligné par nous). L’oubli de l’être en somme. La position de Géry Coomans serait assez heideggerienne (ontologique), mais il ne semble pas en avoir conscience.

C’est le moment de rappeler le sage conseil du Sage Kojève : un discours doit pouvoir rendre compte de ce qu’il affirme, il doit lui-même passer l’épreuve qu’il oppose à tous les autres discours.

Le présent discours ne fait pas exception à la règle, bien entendu.

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