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Fraternité

Paul Soriano, 9 août 2019

Modifié le : 9 août 2019

La réflexion politique de #RégisDebray connaît un moment réaliste (Machiavel) : « Critique de la raison #politique » ; et un moment utopique (Rousseau), dans son article « êtes-vous démocrate ou républicain ? ». La synthèse : « Le Moment #fraternité » ? Ou bien Caracalla ?

Liberté, égalité, #fraternité ? Ce n’est pas la solution, hélas, c’est le problème ! Comment faire des frères avec des individus libres et égaux ? D’un tas un tout ? Entre violence extrême et bons sentiments, on n’a pas encore trouvé la bonne réponse…
Totalitarisme (bureaucratie) : on vous forcera à être frères. Facebook (technologie) : « amis de tous les pays connectez-vous. Deux formes d’asservissement, le premier coercitif, parano et coûteux, le second volontaire, bienveillant et lucratif. Y a pas photo !
La #fraternité, en effet, n’est qu’un « moment ». Le reste du temps, les citoyens vaquent à leurs occupations, travail, famille, etc. Ce sont au mieux des intermittents de la #République.
La #nation, un plébiscite de tous les jours (Renan) ? Oui, mais on ne plébiscite pas tous les jours. Le nous, j’y pense et puis j’oublie. Seuls les politiques et quelques intellectuels ne pensent qu’à ça… Les autres, il faut périodiquement leur rafraîchir la mémoire.
En période révolutionnaire, le traître est moins celui qui pactise avec l’ennemi extérieur (parti de l’étranger) que le citoyen à temps partiel, ennemi de l’intérieur, intermittent de la nation. La Terreur entend remédier à cette perte d’attention politique.
De l’individualisme jacobin : « Les droits de l’homme affermissent la France, ici la patrie s’oublie pour ses enfans. » (Saint-Just). Pas étonnant que ses enfants oublient qu’ils sont frères (#fraternité)...